La température idéale dans une maison est de 19 °C dans les pièces de vie occupées en journée et 16 à 17 °C la nuit. Ces valeurs ne sortent pas de nulle part : l’article R241-26 du code de l’énergie fixe à 19 °C en moyenne la limite supérieure de chauffage d’un logement, et l’ADEME recommande de descendre la consigne pour la nuit.
Reste que 19 °C partout n’a aucun sens. Une chambre se dort mieux fraîche, une salle de bain se veut plus chaude le temps de la toilette, un salon inoccupé n’a pas besoin d’être chauffé comme une pièce de vie occupée. Voici la température recommandée pièce par pièce, saison par saison, et ce que chaque degré change sur votre facture de chauffage.
💡 L’essentiel en bref
- 19 °C : la limite réglementaire moyenne de chauffage d’un logement (article R241-26 du code de l’énergie).
- 19 à 21 °C en journée quand vous êtes présent, 16 à 17 °C la nuit, selon l’ADEME.
- 1 °C de moins sur la consigne, c’est environ 7 % d’économies sur la facture de chauffage.
- En été, aucune réglementation ne s’applique : au-delà de 26 °C à l’intérieur, l’inconfort devient net.
- Une maison bien isolée tient ces valeurs sans effort, un logement mal isolé les paie cher.
Chaque pièce a son usage, donc sa température de consigne. Les valeurs ci-dessous sont les repères de confort thermique couramment retenus en construction neuve, à ajuster selon votre sensibilité au froid et la composition du foyer.
| Pièce | Température conseillée | Pourquoi |
|---|---|---|
| Séjour, salon, pièce à vivre | 19 à 21 °C | Activité calme et prolongée, assis, donc besoin de chaleur ressentie |
| Cuisine | 18 à 19 °C | Les appareils et la cuisson apportent de la chaleur gratuite |
| Chambre adulte | 16 à 17 °C | Le corps s’endort plus vite dans une pièce fraîche |
| Chambre d’enfant ou de bébé | 18 à 19 °C | Un enfant se découvre la nuit et régule moins bien sa température corporelle |
| Salle de bains | 17 °C hors usage, 22 °C à la toilette | Le corps mouillé perd très vite sa chaleur |
| Bureau | 19 à 20 °C | Position assise prolongée, comme au salon |
| Entrée, couloir, garage | 16 à 17 °C | Espaces de passage, jamais occupés longtemps |
| Pièce inoccupée | 14 à 16 °C | Assez pour éviter l’humidité, sans dépense inutile d’énergie |

Le principe tient en une phrase : on chauffe les pièces où l’on reste assis, on tempère celles où l’on bouge, on rafraîchit celles où l’on dort. C’est aussi ce qui rend une régulation pièce par pièce plus efficace qu’un thermostat unique pour tout l’habitat.
La deuxième variable est le temps. Chauffer un logement vide au même niveau qu’une maison occupée est le gaspillage d’énergie le plus courant.
| Situation | Température recommandée |
|---|---|
| Présence en journée | 19 à 21 °C |
| La nuit | 16 à 17 °C |
| Absence de quelques heures | 16 à 18 °C |
| Absence de plusieurs jours | Environ 12 °C |
Source : ADEME, agence de la transition écologique, recommandations de réglage du chauffage.
Ne coupez jamais complètement le chauffage en hiver : relancer une maison entièrement refroidie consomme davantage d’énergie que la maintenir en veille, sans compter le risque de gel des canalisations. Notre article détaille à combien laisser le chauffage quand on part selon la durée d’absence.
Le confort thermique. Il ne dépend pas que du thermomètre. À 19 °C, on se sent bien dans un logement récent aux parois isolées, et on grelotte dans une maison ancienne aux murs froids. La température ressentie combine celle de l’air et celle des parois : deux logements affichant la même valeur peuvent donner deux sensations opposées, tout comme deux pièces d’une même maison.
La santé et la qualité de vie. Un intérieur trop chaud assèche les voies respiratoires et dégrade le sommeil. Un logement sous-chauffé favorise la condensation, donc l’humidité et les moisissures. L’équilibre se joue autour de 19 °C le jour, avec un taux d’humidité relative entre 40 et 60 %.
La facture de chauffage. Le chauffage et l’eau chaude représentent le premier poste de consommation d’énergie d’un logement. Chaque degré de consigne en trop se paie tous les jours de la saison de chauffe, sans apporter de confort supplémentaire une fois le seuil de bien-être atteint.
La règle de référence est le 19 °C moyen de l’article R241-26 du code de l’énergie. Elle vise la moyenne des pièces occupées, pas chaque pièce prise isolément : rien ne vous interdit de monter le salon à 21 °C si les chambres restent à 17 °C.
Dans une maison neuve, atteindre ces valeurs ne demande presque aucun effort. L’isolation thermique de l’enveloppe, l’étanchéité à l’air et une pompe à chaleur bien dimensionnée maintiennent une température ambiante stable, sans les écarts de plusieurs degrés entre le sol et le plafond que l’on connaît dans l’ancien. Nos points de vigilance sur l’isolation détaillent ce qui se joue dès la construction.
Un logement inoccupé ne descend jamais sous 12 °C en hiver, pour préserver le bâti et les canalisations. En dessous de 14 °C dans une pièce occupée, la condensation s’installe sur les parois froides et l’humidité devient un problème durable. Pour un propriétaire qui s’absente longuement, la position hors gel de la chaudière ou de la pompe à chaleur existe précisément pour ça.
Aucune réglementation ne fixe de température maximale dans un logement l’été. Le repère de confort communément admis se situe autour de 26 °C : au-delà, l’inconfort devient net, le sommeil se dégrade, et la sensation de chaleur augmente encore si l’air est humide.
La bonne nouvelle, c’est que le confort d’été est désormais un critère réglementaire à la construction. La réglementation environnementale RE 2020 impose un indicateur de degrés-heures d’inconfort qui contraint à concevoir des maisons qui ne surchauffent pas, par l’orientation, les protections solaires et l’inertie. Nous détaillons ces exigences dans notre article sur le renforcement des seuils de la RE 2020.
Les gestes qui font baisser la température intérieure sans climatisation restent les mêmes :
Notre article explique comment faire circuler l’air dans sa maison pour évacuer la chaleur accumulée.
Une pièce jamais chauffée n’est pas une économie : c’est là que la condensation se dépose et que les problèmes d’humidité commencent.
Le système de chauffage détermine la stabilité de la température ambiante et le montant de la facture. Quatre solutions équipent aujourd’hui la quasi-totalité des logements neufs et rénovés.
| Équipement | Confort obtenu | Entretien |
|---|---|---|
| Pompe à chaleur air-eau | Chaleur douce et constante, rafraîchissement possible en été sur certains modèles | Vérification annuelle recommandée |
| Plancher chauffant | Répartition très homogène, aucune paroi froide au sol | Faible, mais inertie élevée à anticiper |
| Radiateurs électriques à inertie | Montée en température rapide, pilotage pièce par pièce simple | Aucun |
| Chaudière gaz à condensation | Puissance disponible immédiatement, adaptée aux grands volumes | Entretien annuel obligatoire |
Quel que soit l’équipement, deux points font la différence sur la consommation d’électricité ou de gaz. Le dimensionnement d’abord : une chaudière ou une pompe à chaleur trop puissante s’arrête et redémarre sans cesse, ce qui use le matériel et dégrade le rendement. L’entretien ensuite : un appareil encrassé chauffe moins et coûte davantage, à confort identique.
La climatisation ne devrait intervenir qu’en dernier recours dans une construction récente. Si l’orientation, les protections solaires et la ventilation nocturne sont bien pensées, la maison reste sous 26 °C sans appareil supplémentaire. En rénovation, elle compense parfois une inertie et une isolation insuffisantes.
En appartement, la marge de manœuvre est plus étroite : chauffage collectif, absence de volets extérieurs, façade unique. Les leviers restent les rideaux, la ventilation nocturne et la régulation par robinet thermostatique. En maison ancienne, ce sont les travaux d’isolation qui débloquent tout : tant que les parois restent froides, aucune consigne ne procure un vrai confort.
L’isolation d’abord. C’est elle qui détermine la température des parois, donc le confort ressenti. Une maison mal isolée oblige à monter la consigne de deux à trois degrés pour obtenir la même sensation, avec la facture correspondante. En rénovation, l’isolation des combles et des murs reste le premier investissement utile pour réduire les pertes de chaleur.
Les fenêtres et les protections solaires. Double vitrage performant en hiver, volets et rideaux fermés en été : les ouvertures sont à la fois le point faible thermique et le principal outil de régulation gratuite.
Un système bien dimensionné. Chauffage central, pompe à chaleur ou radiateurs électriques : un équipement surdimensionné cycle en permanence, un équipement sous-dimensionné n’atteint jamais la consigne. Le dimensionnement se calcule à la conception, pas après.
La régulation pièce par pièce. Une consigne unique pour toute la maison surchauffe les chambres pour satisfaire le salon. Robinets thermostatiques ou régulation par zone appliquent la bonne température au bon endroit. Nos choix techniques en chauffage et rafraîchissement reposent sur ce principe.
La ventilation. Une VMC en bon état évacue l’humidité produite par le foyer. Un air moins humide se chauffe plus vite et se ressent plus chaud à température égale.
Baisser d’un degré, c’est environ 7 % de chauffage en moins. C’est le conseil le plus rentable, et le seul qui ne coûte rien. Passer de 21 à 20 °C dans le salon ne se sent presque pas, mais se voit sur la facture d’électricité ou de gaz.
Programmez plutôt que de régler à la main. Un thermostat programmable applique automatiquement l’abaissement de nuit et la consigne réduite en cas d’absence. C’est ce qui transforme une bonne intention en économie réelle, sans y penser au quotidien.
Ne chauffez pas ce que vous n’occupez pas. Chambre d’amis, buanderie, garage : 14 à 16 °C suffisent, porte fermée pour ne pas refroidir les pièces voisines. Un chauffage d’appoint ponctuel coûte moins cher que de monter la consigne générale.
Traitez l’inconfort à la source. Si vous devez monter à 22 °C pour vous sentir bien, le problème n’est pas la consigne mais les parois froides, les courants d’air ou une isolation insuffisante. Dans une maison bien conçue, 19 °C suffisent largement.
19 °C dans les pièces de vie en journée, 16 à 17 °C la nuit et dans les chambres. Le code de l’énergie fixe à 19 °C en moyenne la limite de chauffage d’un logement.
16 à 17 °C pour un adulte, 18 à 19 °C pour un enfant ou un bébé. Une chambre fraîche facilite l’endormissement, une chambre surchauffée le retarde.
C’est le seuil au-delà duquel l’inconfort devient net en été. Rien ne l’interdit, mais une maison bien conçue reste sous cette valeur sans climatisation, grâce à l’orientation, aux protections solaires et à la ventilation nocturne.
16 à 17 °C dans les chambres. Un abaissement automatique par thermostat programmable permet de l’obtenir sans y penser.
17 °C hors usage, et jusqu’à 22 °C au moment de la toilette. Chauffer la pièce en permanence à 22 °C n’a aucun intérêt.
12 °C pour un logement inoccupé plusieurs jours, afin de protéger le bâti et les canalisations. En dessous de 14 °C dans une pièce occupée, l’humidité devient un problème.
Non. Une consigne unique surchauffe les chambres pour satisfaire le salon. La régulation pièce par pièce est plus efficace et plus économique.
- 19 °C en journée dans les pièces de vie, 16 à 17 °C la nuit : ce sont les repères de référence.
- La température se règle pièce par pièce, jamais uniformément.
- Un degré de moins représente environ 7 % d’économies sur la facture de chauffage.
- En été, 26 °C marque la limite du confort, sans obligation réglementaire.
- Si vous avez besoin de plus de 20 °C pour être bien, cherchez du côté de l’isolation thermique.
Constructeur de maisons individuelles depuis 1998 dans le Rhône, l’Ain, l’Isère, la Loire et la Haute-Savoie, nous concevons un habitat qui tient sa température en hiver comme en été, par l’orientation, l’isolation et un système de chauffage dimensionné pour votre projet.
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